Oct 6, 2016 - Pouvoir    No Comments

Primaires Présidentielles 2017

L’élection Présidentielle en 2017 agite la sphère politique hexagonale.

Un peu d’histoire
• La 5ème République (04/10/1958) est un régime politique Républicain ; la France étant une République Constitutionnelle parlementaire à influence Présidentielle cela signifie que le pouvoir exécutif est partagé entre la Président de la République et le premier ministre (qu’il a nommé – article 8), le premier ministre est responsable de la politique qu’il conduit devant l’Assemblée Nationale constituée du Parlement et du Sénat.
• Le Parlement est composé de Parlementaires élus par le peuple ; ils sont donc les représentants du peuple ; le parlement a vocation à débattre, il vote et amende les lois (à l’Assemblée Nationale), il contrôle l’action du Gouvernement, il évalue les politiques publiques (article 24 de la Constitution).
• Le Sénat est composé de Sénateurs ; il est la Chambre Haute du Parlement Français et fonctionne selon le système du bicarisme; en vertu de l’article 24 de la Constitution, il est le représentant des collectivités territoriales, ainsi il vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques.

NB : L’élection des Parlementaires et celle Sénateurs
• les Parlementaires sont élus au suffrage universel à deux tours,

• les Sénateurs sont élus dans chaque département par un collège électoral composé de Députés et de Sénateurs, de conseillers Régionaux de la section départementale, de Conseillers • Départementaux (anciens Conseillers Généraux), de délégués de conseiller municipaux ou des suppléants de ses conseillers.

NB au sujet du Parlement et du Sénat :
• Parlementaires et Sénateurs sont donc complémentaires, les premiers exprimant la voix du peuple pour voter, et amender les lois ; les seconds votent également les lois avec un contrôle du gouvernement et des collectivités territoriales.

• Le Gouvernement est composé du premier ministre nommé par le Président de la République et de ministres placés sous son autorité et qu’il a désigné ; le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation (article 20).

Au sujet de la Constitution de la 5ème République Française
En préambule la Constitution fait référence à l’attachement des Droits de l’Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmé et complété par le préambule de Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004…
Légitimité du Président de la République : La légitimité du Président de la République Française est énoncée à l’article 7 de la Constitution « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n’est pas obtenue au premier tour de scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour. Seuls peuvent s’y présenter les deux candidats qui, le cas échéant après retrait de candidats plus favorisés, se trouvent avoir recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour »

NB Question au sujet de la légitimité Présidentielle :
• Peut-on parler de légitimité Présidentielle lorsque qu’un Président de la République est au plus bas dans les sondage (en tout cas inférieur à 50% + 1) postérieurement à la date de son élection (ce qui est le cas de François Hollande), puisque ne respectant plus les termes de l’article 7 de la Constitution; dans ce cas n’est-on pas en droit de s’interroger quant à l’application, étymologique, de la démocratie pour ce qui concerne le maintien en exercice d’un Président de la République ne satisfaisant plus l’article 2 de la Constitution ?

• Compte tenu des éléments précitées au paragraphe précédent, la question de la légitimité du Président de la République ne se pose-t-elle pas également pour son gouvernement,
• Ce qui est valable pour la Présidence de la République et le Gouvernement ne peut-il pas s’appliquer pour la représentation du peuple à l’Assemblée Nationale (les députés) ?

Primaires Présidentielles 2017
L’idée de primaires pour une élection Présidentielle part d’un bon « sentiment » (démocratique), sauf qu’à y regarder de plus près que constate-t-on (à droite comme à gauche d’ailleurs) ?
Au sujet des candidatures : Ceux qui s’affrontent, parfois violemment, pour briguer le mandat de Président de la République, sont les mêmes qui gouvernaient ensembles hier, autrement dits s’ils étaient d’accord pour gouverner ensemble le temps d’une mandature, pourquoi ne sont-ils pas unis, aujourd’hui pour proposer et défendre une candidature unique, d’autant plus que connaissant les résultats obtenus pendant leur mandature (maintien d’une politique économique selon un modèle qui renforce et le chômage et la pauvreté, poursuite d’une politique sociale qui accroit les inégalités pourtant déjà bien évidente, non-respect du principe d’égalité devant la loi entre tous les citoyens (application de la loi à deux vitesses selon qu’on est riche ou pauvre, non-respect du principe d’égalité devant la prise en charge des soins de santé (une protection de la santé à deux vitesses avec, notamment, le déremboursement des médicaments faisant qu’il suffit d’être riche pour pouvoir se « payer » des médicaments non remboursés par la Sécurité Sociale) etc… !!!

NB au sujet de la multiplicité des candidatures
Manifestement si le pouvoir donne autant d’envies, soit de le conserver, soit de l’acquérir, soit de la reconquérir c’est qu’il y a probablement une raison, mais laquelle si ce n’est que :

Certains le font sous couvert d’une démarche citoyenne et défendent leur bilan…catastrophique :
• hausse généralisée de l’impôt,
• paupérisation qui progresse à grand pas,
• incapacité à gouverner (gouverner c’est prévoir),
• inconscience quant aux décisions qu’ils ont prises pour satisfaire aux conditions de bien vivre ensembles,
• appauvrissent la France Nation sur la scène Internationale,
• dévalorisation de la fonction Présidentielle etc…

D’autres pour justifier une alternance,
• oubliant probablement que pendant leur mandature, et ce dans tous les domaines précités, rien n’allait mieux,
• n’ont d’autre argument que de porter un constat (économique, social, politique) sur la mandature de leur successeur (ils disent alors que l’état catastrophique dans laquelle il leur a été laissé la maison France : d’une part justifient les mesures impopulaires qu’ils devront prendre, d’autre part qu’il faudra beaucoup de temps pour que les citoyens en voient les effets positifs.
• traînent à leur suite quelques débordements justiciables laissant planer un doute quant à leur probité passée et à venir.

Un autre encore appelle au changement tout simplement,
• oubliant qu’il a été membre d’un gouvernement en échec,
• qu’il se contente de critiquer les impétrants de la droite comme ceux de la gauche, sans jamais rien proposer sur les thèmes économiques, sociaux, politiques…
• dont on ne connait réellement rien de ses intentions politiques quand bien même il s’agiterait et déplacerait des foules,
• qu’il souffrirait d’amnésie, ou bien qu’il serait tout simplement de mauvaise foi en restant dans la négation lorsqu’il affirme n’avoir jamais dit que la création de lignes de bus allait créer plus de 20 000 emplois alors qu’aujourd’hui force est de constater qu’il en a été créé seulement un peu plus de 10%,
• bref il demande un chèque en blanc en paiement d’une dette imaginaire.

DEPUIS LA PREMIERE ALTERNANCE PRÉSIDENTIELLE DE 1981, LES COHOBITATION SUCCESSIVES, L’ALTERNANCE DE 2012, 35 ANS SE SONT ÉCOULÉS…  ET RIEN N’A CHANGÉ, LES DIFFICULTÉS S’ACCROISSENT, LA PAUPERISATION GALOPPE !!!

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