Je n’ai rien à vendre, je n’ai rien à louer, je n’ai pas de remède miracle contre le mal  pas plus que je n’en ai pour faire perdurer le bonheur.

Simple observateur du temps qui passe, j’observe aussi les mouvements de la terre, celui de l’espace, mais aussi celui de notre société qui prise d’une frénésie boulimique de satisfaction temporelle immédiate des biens qu’il suffit de cueillir sans efforts et sans devoirs, marche sur la tête sans savoir où elle va.

La satisfaction immédiate, compulsive, des biens temporels comme mode de vie n’est, à court terme, qu’illusion de paix et de bonheur durable, tant le temps de vie ici bas est court au regard du temps et de l’espace, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas consommer…consommer oui mais sans perdre raison, parce qu’enfin, inégaux face à la naissance, l’inégalité cesse au moment de l’initiation finale.

La satisfaction immédiate des biens temporels, fourbi du seul plaisir de disposer, sans d’ailleurs en mesurer ni le bien fondé ni la nécessité, conduit-elle au bonheur niché au cœur de l’âme ? Apparemment non puisque la société de consommation dont nous sommes les acteurs, et les victimes en même temps, nous propose de consommer encore et toujours plus donnant l’impression qu’il manque toujours quelque chose par rapport à…et c’est là que le bas blesse puisque cette situation pousse toujours à faire une comparaison — par rapport à un autre Homme bien sure, sans jamais conduire le « désireux » à se poser la question : mais au fond ai-je vraiment besoins de plus ?

A titre posthume il ne reste que des souvenirs pour ceux qui restent; le temps pour la raison et de la réflexion, sont révolus, à moins que les effluves de l’âme qui voyage soient encore perçues par certains.

Ici bas sur terre, il est encore temps d’avoir une prise de conscience de ses propres devoirs envers chaque être humain, envers la flore, envers la faune, envers notre terre toute entière, sachant que les droits de chacun d’entre nous s’arrêtent là où commence une contrainte pour l’autre; à cet instant il serait bon de s’approprier les écrits au seuil de la Pythie de Delphes  « connais toi toi même et tu connaîtras et l’univers et les Dieux »